exil fiscal
Voyageur perpétuel suite
septembre 5, 2014  |   Voyageur perpétuel  |   0

Comme vu dans un autre article, l’absence de tampons sur les passeports au sein de l’Union Européenne ne permet pas aux autorités de retracer les déplacements exacts d’une personne.

C’est donc un bon moyen de pouvoir se poser tout en conservant le statut de voyageur perpétuel.

Pour cela il faut respecter quelques règles simples, dont celle que j’appelle la règle des 4 pays ; celui dont vous avez la nationalité, celui où vous vous trouvez, celui où vous avez votre activité professionnelle, et celui où vous avez votre compte bancaire.

Il s’agit bien entendu d’un minimum, et rien n’interdit de complexifier un peu les choses…

Dans le pays dont vous avez la nationalité, vous n’avez plus rien : ni revenu, ni compte, ni adresse. Les autorités n’ont donc rien à vous réclamer.

Dans le pays où vous résidez, louer de préférence en meublé, dans un lieu de fort passage. Une grande ville, ou une station balnéaire avec de nombreuses résidences secondaires font l’affaire.

Dans l’idéal, les compteurs ne seront pas à votre nom, ce qui permet de ne pas officialiser votre présence permanente ; compte tenu de la libre circulation, votre présence effective sera toujours légale, rien ne permettant de prouver qu’elle est en fait permanente.

Vous ne pourrez pas prendre un emploi salarié, mais cela est de toute façon incompatible avec le statut de voyageur perpétuel.

Créez votre propre société de préférence en une juridiction habituée à avoir des entrepreneurs non résidents.

Plutôt que des destinations purement offshore, qui risquent de poser des problèmes avec vos clients, pensez plutôt à des juridictions qui ont des conventions fiscales avec la plupart des pays européens, qui éviteront des retenues à la source sur vos factures.

A titre d’exemple, Hong Kong, les Émirats ou Singapour peuvent constituer des options intéressantes.

Enfin, dans de nombreux pays, y compris européens, offrent la possibilité d’ouvrir des comptes courants non résidents.

On les privilégiera pour les opérations quotidiennes, tandis que pour un compte épargne, on préférera un pays non soumis à la directive sur les revenus de l’épargne, sans retenue à la source.

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